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OURCQ TERRIFIC LOVE STORY – NEWSLETTER #03

 

NEWS-LETTER #03

Hello,

Le manque d’argent n’empêche pas la création, le manque d’argent empêche de s’y mettre. Mais si on s’y met quand même alors on voit « des choses », et si on filme ces choses, ça fait un film…
Bon ben moi, en ce sens, j’ai fait un film.

La caméra que j’ai utilisée pour la prise de vues du film qui s’est déroulée sur une dizaine d’années, c’est une DCR-VX 2000, c’est la première caméra numérique tout public sortie dans le commerce dans les années 1995/2000, elle à 20 ans. Elle enregistre sur cassette miniDV à bande. C’est SONY qui l’a fabriquée. Cette caméra ne se fait plus depuis bien longtemps, totalement dépassée par n’importe quelle caméra qui filme HD aujourd’hui, et qui enregistre l’image directement sur carte numérique (plus de bande). La petite DCR-VX 2000 est mythique pour avoir été la première caméra avec un capteur triCCD.  Pionnière donc. Evidemment elle ne fait pas une image de qualité HD (haute définition), elle enregistre avec du grain, elle pose les choses de façon « pâteuse » plus qu’à son habitude quand elle fait sa tête de cochon, mais elle possède une qualité que très peu de caméra moderne numérique possède, non seulement elle est brave d’aller partout, peur de rien, et aussi et surtout cette caméra exulte dans sa captation de la luminance et de la chrominance. Au ressenti, elle est à la captation numérique ce que le super8 était à l’argentique. Elle rend la lumière d’ensemble avec sensibilité, comme peu d’autres caméras, de façon quasi picturale.  Il a donc été très motivant de travailler les lumières en amont du tournage pour créer des atmosphères liées à l’état des personnages. Le résultat peut parfois apparaître fascinatoire, ce qui rajoute à l’ambiance « spectrale » dans laquelle sont plongés les personnages autour de Madisson (personnage central interprété par Vanessa Krycève).

Tout cela pour dire que « la caméra » sur un tournage est l’animal sauvage principal, il faut véritablement se battre pour lui imposer de saisir l’image de la façon dont on la voit.  Imposer à votre caméra qu’elle vous obéisse est un véritable combat au long terme, qui plus est de chaque instant. La caméra doit être domestiquée, elle résiste, parfois faut la prendre de force. Durant un tournage en réalité il ni y a jamais qu’un véritable combat, jamais contre un humain, parfois contre les éléments, toujours contre « les machines ». Au tournage le cheval sauvage qu’il faut dompter, c’est la caméra.

Maintenant que la prise de vues est terminée, le film est en phase de montage image et son. Ici la machine à dompter c’est le système de montage AVID que j’utilise pour l’assemblage. On passe du cheval sauvage au taureau à monter. Ca remue, et c’est passionnant.
Je viens de terminer de monter le MODULE#02 du film, d’une durée de 15 minutes, où Madisson joue au théâtre une pièce expérimentale de Tchekhov avec en partenaire le singulier « NOVAC » dans un petit théâtre de quartier proche du Canal, et où aussi Madisson attend avec angoisse le retour chez elle de son financé Alexandre…

Le MODULE#02 est en ligne actuellement sur la page ScreenTest du film.

A suivre…

Thierry PODA
10 mars 2018

 

 

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Par OURCQ TERRIFIC LOVE STORY le 10 mars, 2018 dans Non classé

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